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Le Son du jour #65 – Puff De L’Exo

Le Son du jour #65 – Casse-Croute – Puff De L’Exo

17 Octobre 2018, le Canada entre dans l’histoire.

Comment avoir encore faim après avoir englouti 17 pancakes au sirop d’érable ? Nos amis d’outre-Atlantique ont trouvé la solution : le cannabis.

Pendant deux ans, Justin Trudeau et ses amis ont fait fumer leur cerveau pour rédiger la législation parfaite permettant aux Canadiens, à leur tour, de fumer des spliffs ou comme ils diraient, de « puffer de l’exo ».

Officiellement, cette loi permettra d’ « enlever l’argent des poches des organisations criminelles ». Les plus anti-systèmes dénonceront une décision capitaliste, on attend en effet 400 millions de recettes fiscales grâce à l’exo. Mais in fine, on s’en calîsse car tout le monde est content, sauf les bandits !

On vous laisse avec du rap québécois. Tabernacle !

Rencontre avec le DJ Sven Løve

Réalisée par Florie Valton
À l’occasion de la Cheers du 22 septembre au Badaboum, nous avons rencontré le beau Sven Løve pour parler des années 90, de la scène française actuelle et de narration.
Envie de se régaler les oreilles pendant la lecture ? On va écouter ça bien gentiment et jubiler :

Lorsqu’on voit le film Eden, on a le sentiment d’une grande nostalgie de ces années. Le titre, lui même, fait écho au paradis perdu. Penses-tu qu’il y a quelque chose de nostalgique dans la perpétuation de la Cheers et ce retour du garage et de la house des années 1990 ?

Je n’aime pas trop le terme nostalgie parce qu’il a une connotation, il laisse supposer que c’est terminé terminé. On a des bons souvenirs et des moins bons, c’était une période différente. D’ailleurs, avec Greg, on aime bien jouer au jeu des différences.

Mais on ne veut pas être là dedans vis à vis de la Cheers, sinon on se perd. C’est un peu ce qui s’est passé au Djoon où nous avions fait une soirée et nous étions toujours dans ce rapport de rejouer des vieux trucs. On s’est rendu compte que ce qu’il fallait c’est trouver un nouveau public. Et c’est ce qui s’est passé. On est assez surpris parce que c’est un public très jeune. Ça fait plaisir.

Que penses-tu de la nouvelle scène française ? Crois-tu qu’on puisse parler d’une french touch aujourd’hui ?

On a fait un live avec Groove Boys Project au badaboum, c’était extra fort.
Ils sont un peu dans un esprit « revival », même si j’aime pas trop ce mot. Ils parviennent à garder l’esprit de l’époque en insufflant quelque chose.

Je trouve qu’aujourd’hui il y a une vraie énergie créative, une envie très forte liée au fait que beaucoup de jeunes se posent la question du sens du travail, qu’ils veulent un truc qui ait un sens pour eux. Je pense que cette énergie vient de là. C’est marrant parce que ça fait écho aux questions que je pose dans mon roman.

C’est marrant ces trucs générationnels. Il y a des gens qui se sont rencontrés à la Cheers, qui se sont mariés, qui ont des enfants. C’est assez plaisant de voir ces boucles.

Et leurs enfants viennent aux Cheers maintenant ?

Non pas encore (sourire).
À la fin d’une des soirées, il y avait une jeune fille de 22 ans qui connaissait toutes les chansons. J’étais assez impressionné.

Avec l’accessibilité de la musique grâce à internet, la musique a un peu perdu de son aura.

Justement avec cette accessibilité de la musique, comment est-ce que tu découvres de nouveaux morceaux ? Est-ce que tu vas toujours chez des disquaires ? Comment les écoutes-tu ?

Internet aussi.
Petite constatation marrante, j’écoute les morceaux très vite. En écoutant rapidement, sur 5-10 secondes, je sais si c’est bon. Si il y a un truc qui tient un son. En si peu de temps je peux savoir si il y a quelque chose.
Pour mon mix pour radio FG, j’ai fait la sélection en deux heures. J’ai fait mon set et je me suis dit c’est vachement bien. Je l’ai réécouté et je suis assez content, il est assez construit.

C’est aussi parce que ça fait … (croisement de bras, yeux légèrement baissés, petit sourire) 27 ans que je fais ça.
Il y a une ambiance, une atmosphère dans le morceau qui marque.

Pour moi tu es avant tout quelqu’un qui aime raconter des histoires. Le film, ton livre Un emploi sur mesure, tes sets également … Mais j’imagine qu’il n’a pas fallu deux heures pour écrire ton livre … Y-a-t il pour toi des similitudes avec la construction d’un set ?

(Les bras toujours croisés, doucement) J’ai mis trois ans. Mais oui, il y a plusieurs rapports avec le livre ; le rythme, la construction.

Je rebondis sur l’idée de 5 secondes, c’est le fait d’être attentif aux histoires autour de moi et je les note. Pour la rigolade, je prenais un verre une copine et un gars que je connaissais à peine qui racontait son histoire avec une fille. Cette nana elle est complètement folle. J’ai tout de suite noté l’histoire. Le gars entend un splash dans le salon, il va voir et là elle faisait le poirier pour récupérer sa semence … je me suis dit ; ça il faudrait que je le mette dans un roman.

L’écriture c’est très construit, le choix d’un morceau lui est très intuitif. On met des morceaux techno puis un vocal et ça marche.

Du coup tes sets, est-ce quelque chose de spontané ou au contraire de mis au point en avance ? Comment l’interaction avec le public vient l’alimenter ? Quelle est la différence lorsqu’il s’agit d’un B2B avec Greg notamment ?

On a commencé par faire la teuf avec les amis. C’était pas très élaboré. Au début on passe des morceaux qu’on aime. Puis on a appris à développer des atmosphères.
On cherchait à être toujours on the top, mais parfois c’est pas mal de vider la piste, de faire tomber l’ambiance, d’avoir quelque chose de pas linéaire. Sinon on a quelque chose d’un peu plat.

Avec Greg, cela dépend des horaires qu’on se donne, comme ce soir, chacun fait sa partie, chacun fait son truc.

Vous ne faites pas l’un passe un morceau, puis l’autre en passe un autre ?

Non, on aime pas trop ça, on a jamais fait comme ça.

Mieux vaut la musique que mille mots, et ça tombe bien, Sven Love a accepté de vous livrer quelques sons…
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Le tropicalisme – Contre-culture sous les tropiques

Seja marginal, seja heroi
Petit tour d’horizon d’un mouvement culturel brésilien né dans la douleur dans les années 60.

Nul ne peut le nier, l’âge d’or du rock débute dès les sixties. Même en s’adaptant à de nombreux genres musicaux, les Beatles, les Rolling Stones et tous les autres rockeurs anglo-saxons se sont chargés de rendre le sacro-saint modèle guitares/batterie/chant en anglais mondialement incontournable. Difficile de dénicher des artistes de l’époque ayant une idée de la musique vraiment différente de la Beatlemania ou du psychédélisme californien. Et pourtant c’est au… Brésil, loin des rock stars, qu’une des innovations musicales les plus merveilleuses de l’Histoire du rock s’est opéré. Durant cette décennie, géniale pour la musique, moins géniale pour la liberté d’expression, un courant est né: le mouvement tropicaliste. C’est derrière ce nom que se cache en fait une des musiques les plus riches du monde. Complètement ancré dans son époque, le mouvement ne tarda pas à s’épuiser dès le début des années 1970, et s’ils ne subsistent de nos jours que dans les tréfonds des disquaires, les tropicalistes sont légitimement considérés comme les pères fondateurs de la musique moderne brésilienne. Retour sur une fabuleuse aventure musicale qui a durablement chamboulé la culture brésilienne.

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Windswept de Johnny Jewel : un vent de folie

Windswept - Johnny Jewel
Alors que son successeur, Digital Rain, est sorti fin janvier, retour sur l’un des meilleurs albums de 2017 et sur son mystérieux auteur.

Johnny Jewel fait partie de ces artistes dont l’arrogance est justifiée par le talent. Génie un brin fou, il est la tête pensante du label Italians Do It Better, qui abrite notamment Chromatics, Glass Candy, Symmetry et Desire, autant de groupes dont il fait lui-même partie. Il a également participé à de nombreuses bandes-originales, dont Drive, Lost River, Home et, c’est l’objet de notre article, la troisième saison de Twin Peaks. Cette relation que Johnny Jewel entretient avec le cinéma est symptomatique de ce qui fait la force de sa musique : une ambiance très imagée, qui donne l’impression en écoutant ses chansons qu’on est soi-même le héros d’un film. Le voir dans l’univers de Lynch sonne alors comme une évidence, tant le réalisateur s’est évertué à rendre lui aussi la musique cinématographique.

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NKOTR 2018 : A vos votes !

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NKOTR 2018 : A vos votes !

En ce début d’année, on espère que les festivités ont été bonnes et que 2018 vous apportera son lot de générosité, de musique et de curiosité. Chouette nouvelle pour entamer l’année, New Kids on the Rocks arrive à grands pas, et vous avez l’opportunité de choisir les 4 groupes qui joueront sur la scène du Réservoir le lundi 15 janvier prochain.

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Un week-end aux Eurockéennes

Eurockéennes 2017
Malgré la pluie et un train manqué, je m’en suis allé en terres belfortoises pour vérifier si les Eurocks sont toujours un des meilleurs festivals français – et c’était pas mal du tout.

Les Eurockéennes et moi, c’est une grande histoire d’amour. Une histoire d’amour à deux, à trois, à quatre et même à 130 000 cette année. C’est une histoire d’amour qui dure depuis cinq ans et qui a vu défiler des jolis rendez-vous éclectiques souvent plaisants, toujours conviviaux. Et ce ne sont pas les dizaines et dizaines de personnes qui, sous une pluie battante, ont commencé une chenille géante devant Rocky reprenant Promise Land de Joe Smooth qui vous diront le contraire. Le programme de cette année, pour moi, a commencé par une jolie claque. Une claque attendue mais une claque quand même : Fishbach, jeune fille frêle à voix de roc, et son impeccable groupe, ont offert aux spectateurs arrivés tôt samedi un grand moment de musique. Aux jolies chansons de son très bon album, elle a donné, sans une fausse note, une énergie galvanisante, qui nous font dire que la chanson française va bien, merci pour elle.

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